Cendres 

Blog, tu me donnes envie de faire tout comme j’ai envie, de dire tout ce que je veux, que j’ai jamais voulu, jamais pu, je ne sais pas. Qu’est-ce qui m’empêchait de prendre une feuille et d’écrire. Le fait de « publier », qui correspond un peu  au message dans la bouteille à la mer fait-il toute la différence ? Tous ces milliers de petites bouteilles alignées sur les pages de canalblog sont attachantes. Elles sont tellement nombreuses, qu’il est difficile de savoir où l’on aura envie de rentrer, peut-être même que le propriétaire ne le souhaite pas, que l’on va le déranger dans la quiétude de son anonymat ? Il est bon parfois  d’arrêter de faire défiler, d’écouter sa curiosité, peu importe la terre entière, du moment que je trouve mes quelques perles à moi. Défiler, comme dans les allées d’un immense cimetière, comme un alignement de cages, telles celles dans lesquelles les pauvres dorment à Hongkong. Est-ce nos yeux, notre cœur, nos tripes, que nous avons mis dans ces pages, ou bien est-ce déjà nos cendres ?