Dark sunglasses

 

Ouh là, mon blog devient un sacré fourre tout, ça commence à ressembler à une page internet, avec des cases de partout à plus savoir où cliquer.

L’idée de pouvoir mettre de la musique est pourtant géniale. Bon, tous les blogs sont dans la nature certes, mais le blog peut s’avérer être un petit miroir pour se voir dedans. Dans cet esprit, le fait d’y trouver de la musique que j’aime me plaît donc beaucoup.

Comme si ça ne partait pas encore assez dans tous les sens, me voilà donc aujourd’hui critique musical !!! La première chanson que j’ai mise sur mon blog est « Dark sunglasses » de Chrissie Hynde, ex chanteuse des Pretenders. Je n’ai jamais flashé sur les Pretenders, pour moi, rien là nécessitant de se rouler par terre, encore moins dans la boue. D’ailleurs, il en serait bien un peu de même pour le restant de l’album de Chrissie, bon je réécouterai quand même. Au milieu de tout ça : « Dark sunglasses ». Ça m’a fait un putain de bien, c’est le tube de rock par excellence, carré, sans fioriture, où on adhère direct, à la première lecture, et après, c’est un drogue, on peut se le remettre vingt, trente, cinquante fois, mine de rien, ce genre de tube est devenu vachement rare, à notre époque, parole de vieux crouton, je sais.

Ces chansons, un peu météorite, subissent l’injustice du temps, on les écoute trop, on les use, pour finir par, non pas les oublier mais en tout cas, ne plus les écouter, j’ai peur que « Dark sunglasses » n’échappe pas à la règle. En attendant, tu montes dans ta caisse le matin, t’envoies, et là t’es parti, il vaut mieux que ce soit loin là-bas dans les terres du grand ouest, que pour aller au boulot où tu y arrives en cinq minutes dans un état que tes collègues se demandent si tu ne prends pas des trucs.

Des tubes comme ça, le rock en a fait plein, ils ont jalonné notre enfance, nous les retrouvons toujours avec plaisir. Je repense volontiers à « Gone again » de Patti Smith, mais il y en a tellement !

Plus près de nous, je me souviens d’un disque de duo, je ne suis pas trop fan des duos sauf quand il se passe un truc qu’on appelle la symbiose. A ma gauche, Emmylou Harris, grande chanteuse, on va dire « country », pourtant qu’est-ce que ça m’énerve la « country », à ma droite, Mark Knopfler, guitariste de Dire Straits et sa touche de guitare à te donner envie de laisser la tienne aux encombrants. Bref ce duo, a fonctionné, symbiose. Sur ce disque, pas moins de deux chansons à te faire rouler sur la « highway » en ayant absolument aucune idée de ta destination. (This is us ; Right now)

Bien, comme je commence à ne plus m’en sortir pour savoir comment je vais boucler ce texte, restons un moment sur ce dernier album. Deux autres morceaux se glissent, discrets dans la liste, se glissent aussi dans tes veines, ils te font oublier le paysage qui défile, te voilà dans les brumes de tes souvenirs, de tes chemins, te voilà fatigué de chercher encore à passer de nouveaux rapides, avec ta barque plus tout à fait aussi sure et insouciante.

Le « poor lonesone cowboy » fatigue, cette fois, il pourrait bien avoir envie de se retourner, de ne plus avoir peur de croiser un regard qui lui dira, que lui aussi, il a une maison, un ponton pour accrocher sa barque.

 

Alltheroadrunning

Ces deux chansons sont des perles, elles sont magiques, elles peuvent te dire que tu es amoureux, même si tu ne le savais pas toi-même, une petite maison dans la prairie vers laquelle tu retourneras. (Rollin’on ; All the Roadrunning)