Décidemment, il n’y a pas de solution, même le blog, ça devient une drogue, on s’oblige à avoir toujours des trucs à raconter, plutôt que de rester muet comme une carpe, tranquille allongé sur le sole. Seulement voilà, on a mordu à l’hameçon, on s’est fait prendre dans les filets de la communication, on voudrait se dire stop, mais l’envie est trop vive, de vouloir faire rechauffer le turbot.

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Plutôt que de rester tranquille à l’omble, pour cause de tête de merlan frit, à se bander les yeux, comme dans colin Maillard, non, c’est plus fort que tout, il nous faut repartir, rouler après les mulets, quitte à leur faire des queues de poisson, nager aussi, comme un poisson dans l’eau pour dénicher le bon thon, raconter toutes ces villes où les hommes s’entassent comme des sardines en se faisant presser le citron.

 A nouveau appâter le poisson, sans que personne n’aie à nous tendre la perche.couv1_image

L’anchois est infini, pourquoi ne pas voguer à mille lieus de là, plonger au fond d’un bar empli de morues frayant au beau milieu de maquereaux tous plus requins les uns que les autres, à quoi bon leur parler de St Pierre ?

Quel est cette jeune femme là-bas, la raie de travers, la poitrine plate comme une limande, à peine sortie d’histoires de poisson d’avril, qui harengue la foule, prête à devenir loup, sachant noyer le poisson, déjà si aigre, si fin, petit poisson deviendra grand.

A la télé, de vilains barbues jouent aux grenadiers, maniant la dialectique tels des anguilles dont la roche désormais constituerait leur cœur.

Le futur n’est pas sans écueil, sans écaille, puissions nous voir grandir tranquillement nos crevettes, ne pas se refermer comme des huitres, mais déjà, il est grand temps pour moi, de fermer le ban. Poissons à autre chose.