Jvlcsnap-2014-11-07-16h12m47s60e suis passé par les terres. Au dessus de Grasse, nous sommes encore à plus de 1000 mètres. La mer m’attend tout en bas, très proche, ça promet une sacrée descente.

La première construction qu’il nous est donné de voir avant de retrouver la civilisation, c’est la maison d’arrêt de Grasse, impressionnante, surplombant la ville, image un peu glaçante, comme un avertissement, juste avant d’entrer dans ce périmètre, coincé entre mer et montagne, contenant peut-être la plus grande concentration de pognon de France.

Je laisse sur le côté la direction Grasse centre ville, réservée pour une prochaine expédition en galante compagnie, plus attirée que moi sans doute par la ville internationale du parfum, et poursuis ma plongée vers la mer, faite de multiples lacets, tournoyant autour de villas, surement plus belles les unes que les autres.

La prison, les propriétés somptueuses, et cette route qui défile, je me surprends à aromatiser tous ces ingrédients d’une musique d’un ex des Clash. Movie Maker me limite, j’aurais bien vu en toile de fond, des bruits de sirènes de police, échanges de coups de feux, sommations, tôles froissées. Les petits malfrats sont parqués là-haut, derrière les barbelés, mais derrière ces beaux murs empierrés, les riches ne le sont surement pas tous devenus de la même façon.

Plus l’on se rapproche de la côte, plus le trafic s’intensifie, comment font-ils en plein été, que les routes sont déjà saturées en hiver, que de monde, de voitures, de fric. Le soir même, le temps se met au diapason de cet univers, dépourvu de quiétude au profit de cette odeur de violence et d’argent. Les orages vont dévaster tout, la terre glissera par endroit, même la sage Méditerranée sera pour une fois déchainée.