logo_zenitudeCourrier adressé à la chaine d’hôtels « ZENITUDE GROUPE ».

Nous sommes à  la mi-août. Oui c’est encore l’été mais bon…, la rentrée est en vue, les jours rapetissent, les feuilles un jour prochain tomberont. Bientôt…, l’autoooomne ! Brrr ! Allez, une petite évasion en amoureux pour le weekend, en voilà une idée merveilleuse… !

Déjà ma compagne surfe sur « Booking », ah Booking… !. Nous jetons notre dévolu sur un produit qui présente pas mal. « Evian les bains », « vue sur le lac », « piscine », « 3 étoiles », « 120 euros ». Division : ça fait 40 euros l’étoile.  

logo_zenitudeAllez, on accélère. Arrivée à la réception le 18 août, fin d’après-midi. Deux petits jeunes nous accueillent, très sympathiques. Nous voilà en possession de la clé, du plan pour accéder à la chambre, au parking, à la piscine, aux restos pour le soir, tout !

L’entrée du bloc C est devant nous. Nous pénétrons. Au rez de chaussée, point de chambre 41, dans les étages, non plus. Perspicaces, tel Harry Potter cherchant le quai pour Poudlard, nous sommes sur la piste de l’étage (-1). Pas de (-1) sur les boutons de l’ascenseur. Mais nous avons appris à l’école les entiers relatifs (de mémoire l’ensemble Z !). Voyant un bouton (-) sur le clavier de l’ascenseur, ma compagne tape sur les touches  (-) puis (1) et nous obtenons sur le voyant (-1). Poudlard est à nous !

Restons dans l’univers mathématique. Nous sommes rassurés à 50%. Ce (-1) pourrait nous emmener à la cave ! Ouverture des portes. Le couloir est sombre. L’ampoule grillée du dernier plafonnier n’arrange pas les choses. Juste au niveau de notre porte. Faire entrer la clé dans la serrure dans le noir n’est pas chose facile. Ouverture de la porte. Nous entrons.

Impression mitigée. Appartement plutôt sombre ; moquette « lie de vin » pas de première jeunesse, boiseries un peu fatiguées brun foncé, pas de quoi faire remonter la luminosité. Car oui, à (-1), on est trop bas. Et donc, on ne voit pas le lac ! Ouvrons donc la porte fenêtre pour faire entrer la lumière. Aïe…

1037551_1920_595_FSImage_1_Edit_FrontSur la « terrasse », une table de jardin hors d’âge et une ( !) chaise. L’appartement est prévu pour un couchage jusqu’à  4 personnes ce qui nous fait donc 0.25 chaise par personne ! La terrasse (assemblage un peu dégingandé d’autobloquants dans lequel sont venus se loger les mégots de différentes marques de cigarettes) est menacée par l’invasion des ronces et des liserons. Replions-nous à l’intérieur !

Nous ne sommes pas des chasse-poussières dignes des émissions de téléréalité. Cependant entre le samedi soir et la dimanche matin, nous aurons eu le temps de dresser un bel inventaire : chambre non aspirée (poussière, voire miettes, au sol, le long de tous les murs, dans tous les coins, autour des portes. Poussière sur le mobilier de la salle de bain, ainsi que traces de dentifrice. Poils frisés (ça défrise !) dans l’évier et la baignoire. Taches marron foncé suspectes à l’intérieur du montant de la porte des toilettes. Ah oui j’oubliais, traces de caca sur une serviette de salle de bain, serpillère posée sur aspirateur dans placard à balai, mouchoir et papiers trouvés sous le lit. Purée, même si j’en oublie, la chasse fut bonne !

imgLe 18 au soir, retour contrarié à la réception (et encore, on n’avait à ce moment-là pas tout découvert). Nous venons faire un premier rapport. Résultat, la petite jeune KO debout sans voix, et le petit jeune, devant la promesse d’un rapport salé sur Booking : « vous faites comme vous voulez» (!!!). Alors, pour les deux petits jeunes, ordonnance : stage de perfectionnement pour l’accueil de clients insatisfaits.

Le 19 au matin, nous revenons avec plus d’éléments (entretemps, on avait tout découvert !!) : « nous voulons voir le responsable ». Derrière la réception, une autre employée, plus âgée, plus aguerrie (?), avec le sourire : « Je le préviens, il est actuellement dans les chambres ». « Oui vous pouvez aller déjeuner en attendant ». Le petit déjeuner… Oh purée…

Partout des tables encombrées pas débarrassées. Plus de bol (« faut qu’on aille en laver »), plus de cuillère (« faut qu’on aille en laver »). Bon allez, je débarrasse une table qu’on en finisse et on déjeune avec les guêpes. Je ne dirai rien pour les guêpes, c’est comme ça, c’est la biodiversité !

Après le petit déjeuner : « euh non, le responsable ne pourra pas venir vous voir, il est surbooké, en train de faire des choses qu’il n’a pas à faire normalement » (!!!), « oui, nous avons eu des problèmes d’arrêts maladies de femmes de ménage, des soucis avec le technicien piscine et donc… » Elle est coupé dans son élan. Ma femme préfère intervenir : « je travaille dans une Ehpad, vous voyez une Ehpad ». (Elle doit voir, il y a une Ehpad juste à côté de l’hôtel !). « Nous sommes souvent confrontées à des arrêts maladies. Dans ce cas, les personnes en poste font le maximum pour produire la même prestation avec la même qualité. Nous sommes ici dans un hôtel 3 étoiles et vous osez me sortir ce genre d’arguments ! »

Ça fait mal…! La miss remballe tout. Il faut l’inscrire elle aussi au stage de perfectionnement. « Mon collègue arrive, il va vous accompagner, vous allez lui montrer. »

Le « collègue » sauve l’honneur. Devant l’étendue des dégâts, opération profil bas : « oui, vous avez raison », « oui, c’est inadmissible », « oui, nous allons faire le nécessaire », « oui j’en parle à mon responsable qui va voir ce que l’on peut faire comme geste commercial ». Allez, on compatit : on ne le taquine pas trop avec son « c’est la première fois que ça arrive, nous allons faire le point avec les femmes de service ».

Dernier passage à la réception avant de partir (de fuir !!!). Dédommagement proposé : pas de remboursement possible (eh oui, Booking, ah… Booking). Ristourne sur une prochaine venue à l’hôtel, vue sur le lac, cadeau, petit déj, cadeau, bref estimation de la ristourne, 60 euros. Reste à payer : 80 euros. Donc, en compensation de ce désastre, on nous propose de revenir dépenser 80 euros. Bof… Peut-être quand les boiseries extérieures seront repeintes. Peut-être quand les balcons seront repeints. Peut-être quand le personnel hôtelier sera revenu de son stage de perfectionnement. Peut-être quand les femmes de ménage n’auront plus envie de se mettre en arrêt maladie.

Et puis, nous vous soumettons une toute autre façon de calculer. Nous avons donc dépensé en tout 142 euros pour une prestation qui en vaut de notre point de vue, zéro. Pire, compte tenu de ce que l’on peut attendre d’un hôtel 3 étoiles, nous sommes très remontés pour porter plainte et faire remonter l’information par toutes les formes que nous jugerons adaptées. Dans un premier temps, nous allons être très attentifs à la réponse que vous voudrez bien apporter à ce premier courrier.

 Le gérant, lui, est resté fantomatique. Si vous avez bien suivi l’affaire, on peut partir sur l’hypothèse qu’il était en train de faire le ménage dans les chambres. On parle, faut-il le rappeler, d’un « 3 étoiles »… ! Par conséquent, même si d’après votre site les réclamations se font directement avec les hôtels concernés, inutile dans votre réponse de nous renvoyer sur votre établissement à Evian. Nous nous sommes déjà tout dit et nous n’avons rien à dire de plus à un gérant qui s’est cru autorisé à ne pas se montrer.

En conclusion, on peut dire qu’au « Zénitude Hôtel -  les terrasses du Lac » à Evian les bains, même s’il y a 3 étoiles, pour le moment, elles sont bien éteintes.

qatscg_8Alors bilan : « Booking » c’est quoi ? Une sangsue d’intermédiaire qui ne fait rien sauf s’être mis au milieu de nous et pomper tout le monde avec un site internet. « Zénitude groupe » c’est quoi ? Ben finalement un peu la même chose ! Sur leur site internet, ils sont moins de 10 personnes au siège ! Pour savoir où il est bon d’aller ou pas, pour dormir, manger, acheter n’importe quoi, faudrait peut-être en revenir au téléphone arabe.