Virus à bord

Cette semaine, je suis parti voyager sur la toile, oui la toile d’araignée des lignes de chemin de fer. Des rails solides m’ont conduit jusqu’à des lieux, appelés des gares, où l’on croise des tas de gens entre deux lieux, deux journées, deux amours, deux vies peut-être. J’aime ces lieux, les gares, les aéroports, les autoroutes même. Quelques micro secondes de bug de notre disque dur, pendant lesquelles nous sommes décrochés, prêts pour la disparition, la destination inconnue. Un visage familier apparait à l’écran, il nous sourit, nous repartons. J’ai du ouvrir trop de fenêtres sur le monde extérieur, mal les refermer, l’air froid est entré, un virus aussi, ça n’a pas coupé. Et me voilà coller au lit, ah on me la copiera celle là. Il va falloir que j’imprime qu’il faut se couvrir, mais là, je crois que c’est bien enregistré. Toujours est-il que la grande forme n’est pas de mise (ok j’arrête, j’arrête !)

Cette semaine, j’ai plutôt refermé une page, je l’ai enregistrée, peut-être sous quelques silences, quelques errances, quelques oublis, mais la corbeille n’est pas de mise. Quelques micro secondes au milieu d’une gare, au milieu d’une vie. Le TVG nous dispense de la rythmique des rails autour de laquelle il nous arrive d’enlacer une mélodie répétitive, le train est reparti, moi aussi. A la maison, ma souris, débarrassée d’un mac encombrant, est sur son petit nuage. La touche « suppr » se refuse à vouloir tout supprimer, tout est condamné à être stocké dans notre mémoire, alors nous insérons autant de bonheur que possible. Il est temps de se quitter. Quand je vous aurais encore dit qu’au Vatican, on ordinne à tort, en Mongolie, on Oulan bator, et au Cambodge, on contemple Angkor, je crois qu’il est temps pour moi d’appuyer sur « échap ».

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