QUIZ_Blanc-Noir-ou-bien-Gris-_5231

En noir et blanc

Donc, nos deux lascars ont pris deux avions ; heureusement l’aura de Nelson est tellement grande, la grande nuit noire africaine a balayé nos petits blancs, qui, même montés en neige, n’auront rendu à l’histoire qu’une page blanche. Vous allez me dire ces deux là, c’est blanc bonnet et bonnet blanc, allez tout de suite, vous voyez tout en noir. En fait, Nicolas et François, ont dépassé ensemble leur peur, blanche. Leurs gardes rapprochées, victimes de la magie noire, leur ont laissé carte blanche, et les voilà partis pour une nuit blanche dans la nuit noire, des coups à revenir complètement noir. Oh bien sûr Nicolas commençait par traiter François de blanc-bec bien qu’il ait été sa bête noire, et François, pris d’une colère blanche, lui aurait bien mis un œil au beurre noir. Il n’en fut rien, il gardait son côté « oie blanche », et en ce moment, il avait un peu les idées noires. Il était même carrément dans le noir, et ce voyage n’arrangeait rien. Lui qui dans son pays, voulait supprimer le travail au noir, voilà qu’ici, les gens voulaient leur rendre le travail, aux noirs ! Soudain, il regarda Nicolas dans le blanc des yeux, qu’il lui trouve une solution pour sortir de ce trou noir, il y eut un blanc. Un dernier petit blanc, c’est tout ce que Nicolas trouva à proposer, mais François aurait préféré un petit noir. Ils refusèrent malgré les regards noirs qu’ils essuyèrent, toute la blanche qu’on leur proposait le long des ruelles noires. Nicolas voulait rentrer, il se méfiait du syndrome du mouton noir, il savait qu’il n’avait pas toujours été blanc comme neige, de porter le noir ne le protégeait pas, il voyait subitement tout en noir, il savait qu’un jour, il faudrait montrer « patte blanche », cette idée le rendait subitement blanc comme un linge. François n’allait pas mieux, et ce n’était ni l’endroit, ni le moment de broyer du noir. Demain, il faudrait affronter un parterre de journalistes blancs, qui retranscriraient tous ses propos noir sur blanc. Il y aurait des choses faciles à dire, dire que Mandela était un grand homme, d’autres moins faciles. En Afrique du Sud, pays d’Afrique noire, il faut toujours mieux, encore, naître dans une famille blanche. Dans son pays, François, c’est pareil, et presque partout sur terre, encore, pareil. François le sait, il faudra encore pas mal de Mandela, mais aussi quelques de Winnie ! Oui, je sais, Winnie est loin d’être une oie blanche, il est difficile parfois d’avancer sur le chemin, les choses ne sont jamais tout blanc tout noir. Espérons que François, lui, nous fasse pas du Solutré au sommet du Mont Blanc, qu’il garde ses forces pour fermer des cabinets noirs, et que l’argent sale ne soit pas trop blanchi.